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Sur les chemins du Népal, envie de partage...

Le journal de mon bénévolat au Népal l'été 2016.

Flashback : mon expérience à l'école népalaise VHMaVi, une étape de vie inoubliable.

La bonne recette : mélanger une envie de partage et de découverte, avec un soupçon de passion et une bonne dose de volonté, ajouter une grosse louche d’énergie et d’optimisme, bien remuer avec une belle poignée de rencontres… et hop ! un superbe potager bio vient naître sous vos yeux ébahis. Oui, voilà le résumé de mon expérience si riche et si savoureuse, une expérience inoubliable.

Avec mes coéquipiers bénévoles, il nous a fallu du temps, beaucoup de temps, et aussi de l’énergie, encore plus, de l’enthousiasme et des efforts partagés pour apporter ce magnifique potager bio sous serre aux élèves de l’école VHMaVi… et puis, notre fougue aidée par l’imagination et la volonté du « patron Pramod » a permis de cultiver aussi des parcelles à ciel ouvert, très prolifiques également. Eh oui, l’amorce du premier potager a fait germer des idées pour utiliser des espaces inoccupés et cultivables. Par chance, un bénévole bien informé en jardinage, habitué aux conditions agricoles, est venu nous rejoindre en octobre : nous l’avons appelé John parce que ce prénom était facile à prononcer pour les petits élèves népalais. L’activité autour du jardinage a permis d’organiser un « School Project » qui englobait de nombreux aspects du plaisir de cultiver. Se sont ajoutées des réflexions sur l’environnement, sur le traitement des déchets et, pour finir, sur les saveurs et l’équilibre alimentaire. Faire germer, biner, planter, observer, désherber, entretenir, arroser… théorie et pratique ont permis de rejoindre ensuite le « School Project Cooking » (le projet cuisine) : information sur la culture bio ou intensive, sur la nocivité des engrais chimiques, sur les méthodes de protection biologique comme le purin d’ortie, découverte des légumes variés et des saveurs, de la cuisine étrangère, surtout française. D’ailleurs, certaines plantes sont totalement étrangères aux enfants népalais comme Monsieur Persil et Dame Basilic par exemple : les plantes aromatiques, autres que la coriandre, sont une grande découverte pour eux. Oui, la coriandre (dhaniya) est la star aromatique au Népal depuis toujours !

 

Flashback : mon expérience à l'école népalaise VHMaVi, une étape de vie inoubliable.
Flashback : mon expérience à l'école népalaise VHMaVi, une étape de vie inoubliable.
Flashback : mon expérience à l'école népalaise VHMaVi, une étape de vie inoubliable.
Flashback : mon expérience à l'école népalaise VHMaVi, une étape de vie inoubliable.

La différence d'âge des élèves (5 à 15 ans) a varié les approches pédagogiques. En tout cas, tous sont ravis et abordent le sujet comme un jeu. Nous avons même rencontré quelques « perles » : des élèves passionnés… les futurs jardiniers de l’école sont en train de naître.

Flashback : mon expérience à l'école népalaise VHMaVi, une étape de vie inoubliable.
Flashback : mon expérience à l'école népalaise VHMaVi, une étape de vie inoubliable.
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Entre les premières plantations et les récoltes, nous avons eu aussi la joie de voir que la serre, avec son dôme majestueux en plastique qui la rend visible de loin, était devenue l’attraction de la petite ville de Chapali, une véritable star que les Népalais venaient visiter de jour… comme de nuit ! Ah mais si vous saviez mon étonnement quand, lors de ma ronde matinale, je découvrais des pas autour des plants, et même parfois une petite surprise supplémentaire avec un joli « trou » bien net à la place du plant qui avait disparu… la serre était devenue la « caverne d’Ali Baba » pour les Népalais, elle renfermait des trésors convoités, des plants de légumes inconnus au Népal, sans compter leurs variétés infinies sur une seule parcelle… évidemment, les Népalais pratiquent en général la monoculture… Alors autant de variétés de légumes au même endroit leur donnent l’impression d’une richesse infinie. Le plus drôle c’est qu’un jour, en allant à la serre, je passe devant le potager personnel du propriétaire qui loue le terrain à l’école…. et qu’est-ce que j’aperçois ? … de magnifiques plants de choux rouges et frisés, des tomates, et encore plein d’autres plants, que je reconnais tous d’origine française ! Le soir en allant bichonner mes chers bébés dans la serre, j’aperçois ce propriétaire et je lui dis : « Ils sont bien beaux vos choux, c’est curieux je n’avais jamais vu ces variétés auparavant au Népal… »… et en toute franchise, il me répond : « oh, désolé, je n’ai pas pu attendre que tu m’en donnes… ». Bon, comme j’avais sympathisé avec lui et qu’il était passionné de jardinage, je n’ai pas su lui reprocher. Et puis, ce qui le fascinait encore plus c’était de voir une fille venue d’un pays riche se salir les mains dans le travail de la terre… Et il n’était pas le seul à s’étonner : un jour, nous avons vu un groupe de jeunes s’arrêter sur le bord du chemin et faire un selfie avec les bénévoles qui piochaient la terre en arrière-plan ! Eh oui, pour les Népalais, ces Européens venus de pays riches travaillant avec des pioches, c’est une image de fiction ! 

Flashback : mon expérience à l'école népalaise VHMaVi, une étape de vie inoubliable.
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Flashback : mon expérience à l'école népalaise VHMaVi, une étape de vie inoubliable.
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Pour sûr, notre projet a pris une ampleur étonnante, il est presque devenu une vraie « Organic Farmer » (ferme bio). Tout se dynamise, les projets et les idées se superposent et s’ajoutent, progressivement notre petit potager bio a pris des allures de permaculture avec un nombre important de variétés de plantes associées. Il s’étend même maintenant à l’extérieur de la serre. Les idées germent au fil du temps, elles stimulent tout le monde, les bénévoles, les dirigeants de l’école, les professeurs, les écoliers, et même les visiteurs occasionnels.

Flashback : mon expérience à l'école népalaise VHMaVi, une étape de vie inoubliable.
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Flashback : mon expérience à l'école népalaise VHMaVi, une étape de vie inoubliable.

Voilà le temps est passé tellement vite… et avant mon départ le 18 novembre 2016… et celui de John un mois plus tard, nous avons voulu absolument trouver le relais : un ou une Népalais(e) car compter uniquement sur des bénévoles serait le risque de voir le projet s’éteindre rapidement. Mais, comme pour beaucoup de choses, dénicher un personnel apte à travailler avec régularité est très difficile au Népal. Pourtant, comme dit ma mère « Il y a un temps pour chaque chose et chaque chose arrive au bon moment. » … Ben, je peux vous dire que c’est bien vrai parce que nous avons trouvé deux personnes in extremis, juste le temps de les impliquer et de les former. Elles ont fait un travail magnifique en aménageant toutes les terres cultivables (débroussaillage, travail de la terre…) en tout juste une semaine. Et c’est un événement parce que, au Népal, rigueur, labeur et persévérance ne sont pas culturels, et pas toujours bien compris. On travaille un peu, puis on part utiliser son argent, et on verra bien pour retrouver un autre travail plus tard. Sauf que le jardin a besoin d’un suivi régulier. Alors, avoir pu provoquer autant d’enthousiasme autour du potager, c’est que du bonheur pour tous ! Vivons joyeusement l’instant présent n’est-ce pas ?

Le beau sourire du jardinier !

Le beau sourire du jardinier !

 

Voilà, j’ai passé le flambeau aux amis népalais, aux prochains bénévoles, aux écoliers, et à tous les futurs jardiniers de l’école Victor Hugo.

Pour finir, je voudrais remercier ceux qui ont permis financièrement que le projet puisse se faire : l’association Kokopelli pour le don de semences et l’association Himalayan Sunrise pour le financement de tout le matériel.

 

Merci, merci pour tout à tous,

merci Saru, tu es la bonne fée et l’ange gardien de l’école,

merci Pramod, le super-boss, pour tes conseils, ta bonne humeur et ta gentillesse,

merci John pour ton aide précieuse et l’amitié partagée,

merci aux bénévoles avec lesquels j’ai partagé efforts et fous rires,

merci aux professeurs et équipes pédagogiques qui m’ont fait confiance,

merci aux petites mains de l’école qui apportent le confort,

merci aux élèves, à leur espièglerie, sans lesquels ce projet n’aurait jamais donné autant de bonheur,

merci à tous ceux qui sont venus égayer ce temps de bénévolat que je garde profondément inscrit dans mon cœur,

merci à tous ceux avec lesquels j’ai partagé des moments de détente, de découverte.

MERCI.

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Voyage Sur Mesure 03/04/2019 13:51

Merci pour le partage de ton article et de tes photos a l’école népalaise.

Shanti Metzger 03/04/2019 17:09

Bonjour,

Je vous en prie.
N'êtes-vous pas une agence de voyage ?
Cdlt